Terisol s'emballe

« En trois semaines, c’est devenu possible ».

A l’étroit dans les locaux qu’il louait à Robion, Nicolas Combe, fondateur de cette entreprise de conditionnement de cucurbitacées, n’imaginait pas devenir propriétaire d’un hangar bien plus vaste.

« J’avais fait pas mal d’investissements dans des machines, en mode système D.
Réunir une telle somme, ce n’était pas possible ».

Accompagnée l’an dernier par VPA dans sa recherche d’un bâtiment et sa mise en réseau avec l’intercommunalité, mais surtout dans  l’ingénierie financière qui a permis un prêt à hauteur de 75% par la BPI, Terisol a pourtant pu emménager au début de l’été, avant le début de la saison, dans l’ancien entrepôt de Vaucluse fruits à l’Isle-sur-la-Sorgue.

« De 1 000 m2, on est passé à pas loin de 6 000. On a gagné du confort, mais aussi de la productivité. On a quasiment doublé les volumes cette année ».

 

8 000 tonnes de courge


Le personnel est constitué de cinq permanents et quarantaine de saisonniers fidèles. « J’ai pas mal de couples d’ailleurs » s’amuse-t-il. Tout ce monde embauche dès l’aube : les messieurs s’affairent à réceptionner, laver et trier les potimarrons, courges muscade et butternut en provenance de toute la France pour satisfaire l’exigence de qualité, des Alpes de Haute-Provence à la Bretagne.

« Les producteurs nous livrent eux-mêmes, c’est l’avantage de cet emplacement stratégique, au pays de la pomme » sourit-il, bonnet vissé sur la tête.

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Des machines effectuent la découpe, et l’ensachage. Entre les deux, les femmes de l’équipe épépinent les quartiers tout en vérifiant la qualité. Jusqu’au printemps, ce sont ainsi près de 8 000 tonnes de courge qui partent de Terisol vers les rayons de tous les Lidl de l’Hexagone.

Fort de ce développement, Nicolas Combe affiche une ambition : se diversifier avec une quatrième gamme, et proposer ainsi des produits prêts à l’emploi mais surtout « travailler toute l’année ».